L'association ParisVelocipedia a pour but principal de commémorer le 150ème anniversaire de l'adaptation de la pédale à la draisienne à Paris en 1861, évènement qui fait de Paris le berceau mondial de la bicyclette.

Armée & vélocipédie

 Page en construction

Les cycles ont joué un rôle important, mais méconnu, dans plusieurs armées au monde, surtout avec l'arrivée de la bicyclette.

Mais le vélocipède avait déjà joué un rôle dans l'armée française dès son lancement.

 

1) Le vélocipède

La première attestation historique d'un lien entre le vélocipède et l'armée est une publicité pour Michaux publiée dans la Gazette des Étrangers de mars 1868 : l'image représente un militaire, un chasseur et un bourgeois chevauchant un vélocipède. (Source : La Vélocithèque, cahier N°5, 1868-1, p.10). La même image sera reprise pour la couverture de ouvrage intitulé Note sur le vélocipède à pédale et à frein de M. Michaux, par un amateur. Il est attribué par des historiens à Aimé Olivier, seul ou avec son frère René. C'est le second ouvrage publié consacré au vélocipède : il a été déposé à la BN le 21 avril 1868 alors que le premier, celui d'Alexis Favre, Le vélocipède, sa structure, ses accessoires indispensables, le moyen d'apprendre à s'en servir en une heure l'a été le 29 février 1868.

Une réclame pour l'artisan VINCENT parue dans l'Album Bracke -Les Caricatures parisiennes de 1868 (mois inconnu) montre également parmi six vélocipédeurs deux militaires armés de baïonnettes.

Il est surprenant qu'Aimé Olivier n'ait pas mis un facteur car il équipera la poste de Marennes, ville dont il est le maire, de vélocipèdes et probablement celle de Visan. Le choix répond peut-être à des raisons commerciales. Le texte expose, d'après le même dossier, « l'intérêt social du vélocipède pour la santé, les loisirs, l'armée, les administrations (Poste, Ponts et Chaussée, Secourisme, ... ». Mais l'administration des Postes restera sceptique (Cf. page Philatélie).

 

LeVelocipede-AimeOlivierCouvertureR

Après le désastre de Sedan, Aimé Olivier, "accouru à Paris, rencontra les membres du Gouvernement du 4 septembre et leur proposa d'organiser, toujours à ses frais, un corps d'éclaireurs montés sur vélocipède. Sceptique, le gouvernement autorisa pourtant le ministre de la Guerre à lui donner un laissez-passer lui permettant d'aller jusqu'aux avant-postes", écrit Baudoin Roumens dans "Aimé Olivier de Sanderval Lalmamy blanc du Foutah Djalon, roi du Kahel". Il se fit charger, dans la région de Sedan, par le général Trochu d'une mission de reconnaissance afin d'étudier la possibilté d'organiser des unités d'éclaireurs vélocipédistes. Pris par l'armée prussienne, il failli être fusillé pour espionnage. Il parvint finalement à gagner Marennes.
Mais, d'après le général Bourelly, et non Baurelly comme il est écrit dans l'article de La Presse ci-dessous, le colonel ROSSEL aurait repris l'idée et aurait créé un escadron de cent vélocipédistes, comme estafettes. Il accepta une offre qui lui était faite, mais l'article ne dit pas la source : Aimé Olivier.
LaPresse-1901-01-08-CyclismeCommunard
              La Presse, 8 janvier 1901 (article trouvé sur Gallica par Christophe Lagrange)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Correspondant
 

Ce serait donc Louis ROSSEL qui, le premier, équipa l'armée de vélocipède. Il  fut à l'époque le seul officier supérieur à rejoindre La Commune.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/louis-rossel-un-officier-de-la-20975

 

Parmi les premiers vélocipédeurs connus, il semblerait qu'il y eût peu de militaires. L'un d'entre eux cependant mérite d'être cité, Rémy LAMON, car il se distingua doublement :  

1) Vélocipédiste confirmé, il arriva 14e au Paris-Rouen le 7 novembre 1869 en 17h25, mais il fut le seul à revenir à Paris sur son engin. Et il publia en 1872 un des premiers ouvrages consacré au vélocipède, le premier manuel : Théorie vélocipédique et pratique ou manière d'apprendre le vélocipède sans professeur. La BHVP en détient un exemplaire dont voici la couverture :

LamonRemy-TheorieVelPratique-Couv-1872

 

2) Ce militaire, né le 15 mars 1835  Maubourguet (Hautes-Pyrénées), eut une carrière bien remplie.
Mais surtout, il aurait équipé l'armée de vélocipèdes, pendant le conflit armé de 1870. (Source : Claude Larronde).

 

 

2) Le bicycle et la bicyclette.
Articles en cours de rédaction